mercredi, juillet 26, 2006

Retour au bercail

Voilà bientôt quelques temps, je me disais que j'écrirais sur ce sujet, puisque quelques unes de mes lectures sont à l'étranger (Caroline à Londres, Confession (French Lily)).

Hé oui, ça fait maintenant 4 ans que nous sommes revenus au bercail, Némo et moi. Nous avons passé 5 ans pour lui et 3 ans pour moi tout près de Londres, à Potters Bar, et ce pour le travail/études.

Pour faire une histoire courte, j'ai été rejoindre Némo à Londres à la fin de ma maîtrise et nous avons emménagé dans une maison parmi 3 autres colocataires. Ce fut un choc pour moi, je ne parlais qu'un anglais sommaire et le plus loin que j'avais été dans ma petite vie c'était l'autre bord de la frontière: l'Ontario!! Donc les débuts furent d'écouter les soaps anglais afin de me faire l'oreille (essayez Coronation Street, un bel accent) et de finir d'écrire mon mémoire de maîtrise. Ne trouvant pas de travail, j'ai décidé de débuter un doctorat en immunologie, une collaboration GlaxoSmithKline-University College London. On a beaucoup apprécié notre séjour là-bas... On s'est fait des amis, même si à première vue, les anglais sont durs d'approche. Une fois la carapace percée, c'est des amis fidèles. On a apprécié la proximité des autres pays.. combien de fois on a été faire l'épicerie en France (au Auchant de Calais), revenant avec une voiture qui croule sous le poids de vin, fromage, poudre à lessiver (quoi... c'est bien moins cher !!!), un tour en Italie, des voyages de sciences en Suisse pour Némo, accompagné de sa douce bien évidemment!!! Une visite à des amis en Belgique et aux Pays-Bas. Nos lunchs au pub du coin, la grosse pint en main, la frénésie du soccer, la politesse des anglais au volant, les trajets en train, la campagne anglaise, le roast du dimanche, les ruines de château, l'histoire que respire ce pays...

Mais, après la fin du post-doc de Némo et la fin de mon doctorat, il fallait bien se trouver une job.. et l'appel du pays se faisait ressentir... Le désir de parler français, que nos enfants parlent français, la famille, la poutine (!), le soleil, la neige... la qualité de vie du Québec... C'est alors que nous avons déménagé à Québec pour s'y établir. Pendant un an, après notre arrivée au Canada, on s'ennuyait de Londres.. pendant un an, tout plein de petites choses nous manquaient de là-bas, pouvoir parler anglais (on devient de plus en plus rusty ici...), nos amis, l'Europe, l'atmosphère, être capable de passer des petits commentaires en public sans que personne ne comprennent, on aurait redéménagé demain matin... Et puis, avec les années, on s'ennuit un peu moins, de moins en moins avec le temps. On se trouve chanceux d'avoir la vie ici, et avec les enfants, une maison et du terrain, c'est des choses qui coûtent les yeux de la tête en Angleterre. On y retournerait?? Ouin, peut-être, mais faudrait peser beaucoup de choses et évaluer pour combien de temps. Aller à l'étranger nous a permis d'apprécier le pays dans lequel on vit. On est bien content que nos enfants soient nés ici, malgré qu'une double nationalité aurait eu des avantages... Oui, il y a des travers, comme partout ailleurs, mais c'est des travers qui sont compensés par d'autres choses qui prennent une grande importance à nos yeux.

3 commentaires:

Sarah-Émilie a dit...

Wow, quel vécu ma chère... tu es vraiment chanceuse... euh non... tu es douée pour faire ta chance!

Tant mieux. J'adore les gens passionnants!

France a dit...

C'est le fun que vous puissiez aller en Belgique, Italie, France, facilement. Et remplir l'auto de vin et fromage mmmmmmm chanceuse :)

French Lily a dit...

J'espère aller vivre en Europe après notre séjour aux É.U. La proximité des autres pays, tel que tu le décris, semble être remplie d'expérience enrichissante. Mais tu as raison, on réalise à l'étranger que le Québec, malgré ses travers, est très "confortable".

 
Lilypie Kids Birthday tickers Lilypie Kids Birthday tickers Lilypie Kids Birthday tickers Lilypie Third Birthday tickers